Catégorie : Robinson

Voici une catégorie que j’apprécie particulièrement. Elle est intéressante à travailler également en petit comité puisqu’elle fait appel à l’écoute active des improvisateurs. Je n’ai jamais programmé cette catégorie dans un match classique, mais toujours dans des formats cabarets. C’est une catégorie que je positionnerai d’avantage en comparé, pour favoriser l’amusement maximum de chaque équipe, avec un nombre de joueurs fixé à trois (j’ai déjà essayé quatre et j’ai trouvé cela à chaque fois trop long). L’improvisation doit avoir une durée initiale d’au plus deux minutes (1’30” me paraît suffisant), sachant qu’elle va être jouée trois fois. Déroulement Les joueurs déroulent leur improvisation une première fois de manière libre.  Dans l’intérêt du public, il est préférable de commencer directement à trois joueurs (c’est plus amusant pour les spectateurs). La même improvisation est rejouée mais avec un joueur en moins. Cependant les deux joueurs restants doivent se répartir les répliques et mouvements du joueur manquant. Puis l’improvisation est rejoué une dernière fois par le Robinson qui doit effectuer tous les personnages avec tous les dialogues et tous les mouvements. Autant dire que pour Robinson, cela peut être très sportif. Pour savoir quel joueur éliminer (bien que je n’aime pas ce terme) on peut solliciter le public (on veillera cependant à ce que cela ne tourne pas trop au concours de popularité). En mixte, on peut également partir du principe que le Robinson donne le point à son équipe. Variantes Une des variantes que j’ai utilisé et qui a toujours bien fonctionné consistait de plus à diminuer le temps à chaque redite de l’improvisation comme dans une dégressive.

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Comment devenir arbitre d’impro ?

Comment devient on arbitre d’impro ? C’est la question à laquelle j’ai eu à répondre à l’issu du Premier Open d’Improvisation de Neuvecelle (74) dans lequel j’officiais justement en tant qu’arbitre. A quoi sert l’arbitre ? De mon point de vue l’arbitre ce n’est pas le méchant en noir qui siffle des fautes et distribue des pénalités. L’arbitre d’improvisation se rapproche du metteur en scène de théâtre. C’est lui qui grâce aux thèmes, aux catégories et surtout à l’enchaînement des deux va impulser le rythme d’une rencontre. L’arbitre se rapproche du metteur en scène dans le sens où il va chercher à mettre en valeur les comédiens. En spectacle il va veiller à ce que la rencontre ne soit pas trop déséquilibrée. Il va être attentif aux fautes commises par les comédiens, non pas pour les sanctionner mais dans l’objectif de recalibrer la rencontre en permanence. Lorsque j’arbitre je me positionne en “super-coach” et j’utilise le temps entre deux improvisations pour recadrer (si nécessaire) une équipe ou un comédien. Cela peut aller d’un conseil simple : parler plus fort , à des notions plus techniques : prendre le temps de poser son improvisation. L’arbitre est là pour servir le jeu avant tout. Devenir arbitre … Devenir arbitre demande a minima une bonne lecture du jeu et donc un peu d’expérience en improvisation. Pour autant un débutant peut tout à fait suivre un stage d’arbitrage dans le but justement de développer sa lecture du jeu. Apprendre à déceler les fautes chez l’autre  est un bon moyen pour limiter les siennes. Au-delà de la classification des fautes et des signes d’arbitrage correspondant (que l’on peut trouver facilement sur internet), un stage d’arbitre c’est aussi un moment pour appréhender le rythme d’un match. Un stage permet d’approfondir sa connaissance de certaines catégories et de leur impact auprès du public. Idéalement on peut coupler un stage d’arbitre à un stage de maître de cérémonie tant l’alchimie entre ses deux rôles est prépondérante. Pour votre prochaine session de formation, n’hésitez pas à me contacter 😉

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Le premier mois

Je suis toujours un peu surpris quand je vois des troupes d’improvisation proposer un atelier d’essai pour les débutants en septembre. Je me demande sincèrement comment les animateurs de ces ateliers font pour permettre aux débutants de se décider à l’impro en deux heures. En ce qui me concerne, j’aime bien donner la première période (de la rentrée de Septembre aux vacances d’automne soient 6 séances en général) comme essai. Confiance, écoute, acceptation Le plaisir est le moteur de l’atelier, le plaisir va venir avec la confiance. Avoir confiance en un groupe d’inconnus ne se décrète pas en une séquence. Cette confiance, elle se construit petit à petit en apprenant à découvrir les autres et en se découvrant soit même. Même à l’issue de six séances on aura pas forcément confiance avec l’ensemble du groupe., on aura au moins accordé sa confiance (ne serait-ce que partielle) à l’un des membres. Le groupe va pouvoir “progresser” (ce terme mériterait que je le définisse dans un article à part entière) quand chacune de ses individualités va pouvoir être à l’écoute des autres. Prendre soin de son partenaire, être à son écoute, l’accepter tel qu’il est et accepter ce qu’il me donne et enfin lui accorder sa confiance, tout ceci mérite plus qu’un cours d’essai.

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Embrasser pour de vrai ?

Voici une question amusante que l’on m’a posé il y a quelques jours. Faudra-t’il que j’embrasse pour de vrai ? Derrière cette question, la jeune femme me rappelle un “traumatisme” qu’elle a vécu au collège. Inscrite à l’atelier théâtre de son établissement elle a du embrasser “pour de vrai” son partenaire et en plus il était moche 🙂 Rien n’est défini Au contraire du théâtre “traditionnel” dans l’improvisation rien n’est défini à l’avance. Il n’est écrit nul part qu’à la scène 3 , tel personnage devra embrasser tel autre. En ce sens, j’ai au moins pu la rassurer sur un point. Non je ne la forcerais pas à embrasser un garçon sur la bouche parce que c’est écrit. Au passage, avec un brin de psychologie, je ne vois pas l’intérêt de forcer une collégienne à embrasser un garçon dans une scène par ce que c’est écrit dans le texte. Encore moins dans le cadre d’une pratique loisirs. Bref. Tout est à définir Ce qui n’est pas défini, reste à définir. Ainsi, un joueur est en place, un autre entre en jeu. Quelles sont les relations qu’entretiennent les deux personnages ? Si le deuxième joueur ne répond pas à un appel du premier, il est important de définir cette relation. Définir la relation limitera la confusion. Il est évident que l’on ne répondra pas de la même manière en étant apostrophé par “Mon chéri” que par “Monsieur le Directeur…”. La première chose à définir pour bien interpréter une scène, ce sont les personnages. Faisons simple dans nos relations l’un avec l’autre. Membre de la famille : père, mère, frère, sœur… Relation amoureuse : mari, ex-femme, amant, fiancée, petit ami, promise… Relation par le travail : secrétaire, collègue de boulot, patron de bar… Relation “hiérarchique” : policier, curé, enseignant, gourou de secte… Relation amicale : copain de régiment, cercle de parole, ami … Ne jouons pas, soyons. A partir du moment où je détermine la nature de ma relation avec celui qui est dans en scène, l’idéal consiste à ne pas jouer mais à être. Si je ne veux pas être son

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