Comment choisir ses thèmes d’impro ? 

Les joueurs le savent, l’arbitre est vraiment le rouage essentiel du match d’improvisation. Il est d’ailleurs parfois appelé, Maître du Jeu ce qui révèle son emprise sur le bon déroulement de la soirée. C’est pourquoi il doit apporter un soin tout particulier au choix des thèmes et des catégories qu’il va faire jouer dans la soirée. Plusieurs éléments guident mes choix de thèmes. Le type de spectacle Entre un match, une soirée catch, une démonstration à la cafétéria du coin et la finale des championnats du monde, il me semble évident que l’on ne va pas procéder de la même manière. Si vous avez à faire à un public de connaisseurs (ou de supposés connaisseurs) ou de néophytes là aussi, il va falloir privilégier certaines catégories. Typiquement quand je pars en terre inconnue (face à un public qui n’a jamais vu d’impro par exemple), je sélectionne beaucoup de catégories simples à comprendre et avec un effet garanti en début de soirée (abécédaire, zones d’émotions, ça mérite une chanson…). Cela permet de mieux faire prendre la mayonnaise et d’aborder des catégories éventuellement plus complexes en deuxième partie de spectacle. Enfin dans un match entre deux équipes, j’aime envoyer une présélections des catégories pour vérifier que les deux équipes les connaissent, ou à défaut qu’elles auront un peu de temps pour les travailler. Un méta-thème En ce qui me concerne, j’aime bien donner un fil conducteur au spectacle, en faisant en sorte que les trois-quarts des thèmes cartons soient en rapport avec ce thème global. Je dois arbitrer prochainement un match le soir de la St-Valentin, le thème général est évidemment tout trouvé…Je ne fais pas de ce point, un élément incontournable. Ensuite, je fais un premier jet dans les catégories que j’ai envie de placer. J’essaie d’être “innovant” dans le choix des catégories en me référant aux catégories précédemment utilisées pour faire “tourner”. Bien entendu, l’objectif n’est pas de créer un roulement artificiel mais bien d’éviter de s’enfermer dans une sélection attendue de catégories. Grosso-modo je prépare un cocktail avec un tiers des improvisations en comparée et également un tiers de catégories

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On se fait un match ?

On se fait un match ? Telle est la promesse que se font souvent deux équipes d’improvisation pour avoir le plaisir de se rencontrer. Si dans d’autres disciplines sportives cette question serait relativement claire, en improvisation force est de constater que le terme “match” ne répond pas à la même définition. Fixer les règles ? Une des choses qui m’étonne le plus lorsqu’il s’agît d’un match avec une autre équipe est la question du format. Vous jouez selon quel format ? J’aurais tendance à dire que s’agissant d’une rencontre unique le format serait celui d’un match “amical”, pas de trophée à soulever, pas de championnat à gagner, un match juste pour le plaisir (que l’on ne s’y trompe pas on prend aussi du plaisir dans un championnat). Pour autant un lot de questions déferle quasi inévitablement. Combien de joueurs par équipes ? Vous faîtes les hymnes ? Vous jouez avec ou sans coach ? Pour en finir avec genre de questions qui ne devraient pas avoir lieu, suivons les règles décrites dans l’excellent site ressource autour du match d’improvisation. En plus ce sont les règles de la LNI ! Oui mais On a pas trois filles, on vient de loin et sept personnes cela fait deux voitures etc…Effectivement ce n’est pas toujours facile d’avoir ces critères réunis et je ne parle même pas de la patinoire.Et bien si on joue à 5 contre 5 , n’appelons pas cela un match, mais une rencontre. Oui c’est jouer sur les mots mais si je pouvais éviter d’expliquer à chaque fois que “pour moi” un match c’est 6 joueurs avec un coach et qu’on joue les hymnes et bien cela serait plus simple. Quand on joue un match de basket à Antibes ou à Brest, les règles ne changent pas. Pourquoi devrait il en être autrement pour l’impro ?

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Impro et n’importe quoi

Quand on se retrouve pris au dépourvu, on improvise.  Dans le langage courant “improviser” c’est faire n’importe quoi. Récemment j’ai eu à faire avec une personne qui voulait improviser une séance d’improvisation. Âmes sensibles s’abstenir.. Impro free style Ceci n’est pas une fiction. Je suis animatrice BAFA en formation, je souhaite réaliser  une séquence de théâtre d’improvisation. Je n’ai jamais fait de théâtre d’improvisation (ni de théâtre du reste), je n’ai  pas vu un spectacle de théâtre d’improvisation depuis un an (et encore dans un lieu dont même moi j’ignorais l’existence, le tout dans ma propre ville ndlr). Je vais animer cette séquence en direction d’enfants de six-sept ans. Pour la concevoir, je vais me documenter sur internet et piocher des éléments dans un site qui me présente la méthode Stanislavski (très bon site au passage). Ma séquence est à présenter demain. Un D.E. Impro J’ai essayé de faire ce que j’ai pu pour la dissuader de présenter une séquence dans une discipline qu’elle ne maîtrisait pas. Je lui ai expliqué qu’au sein de notre collectif d’improvisateurs, nous ne faisions pas d’atelier pour des enfants de moins de huit ans et qu’il y avait une bonne raison. Je lui ai dit que la méthode Stanilavski était super mais que ce n’était pas en deux heures qu’on en faisait le tour et qu’à titre personnel, je n’étais même pas sur d’en avoir saisi correctement l’essence. Cela n’a pas fonctionné. Je suis allé voir son formateur BAFA (brevet pour être animateur de centres de loisirs) pour lui dire toutes les réserves que j’avais quant à cautionner la démarche de cette stagiaire, il m’a répondu qu’il n’y avait pas de Diplôme d’État d’Improvisation. C’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Encore moins quant on a à dix mètres de soi des personnes ressources, qui a défaut d’avoir un diplôme d’état, ont quelques années d’expérience dans cette discipline. Mais bon, au final, la petite s’est bien débrouillée paraît il.  Elle est revenue me voir par la suite. Et on a parlé d’objectifs pédagogiques, de séquences, de public…bref on a

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Catégorie : Robinson

Voici une catégorie que j’apprécie particulièrement. Elle est intéressante à travailler également en petit comité puisqu’elle fait appel à l’écoute active des improvisateurs. Je n’ai jamais programmé cette catégorie dans un match classique, mais toujours dans des formats cabarets. C’est une catégorie que je positionnerai d’avantage en comparé, pour favoriser l’amusement maximum de chaque équipe, avec un nombre de joueurs fixé à trois (j’ai déjà essayé quatre et j’ai trouvé cela à chaque fois trop long). L’improvisation doit avoir une durée initiale d’au plus deux minutes (1’30” me paraît suffisant), sachant qu’elle va être jouée trois fois. Déroulement Les joueurs déroulent leur improvisation une première fois de manière libre.  Dans l’intérêt du public, il est préférable de commencer directement à trois joueurs (c’est plus amusant pour les spectateurs). La même improvisation est rejouée mais avec un joueur en moins. Cependant les deux joueurs restants doivent se répartir les répliques et mouvements du joueur manquant. Puis l’improvisation est rejoué une dernière fois par le Robinson qui doit effectuer tous les personnages avec tous les dialogues et tous les mouvements. Autant dire que pour Robinson, cela peut être très sportif. Pour savoir quel joueur éliminer (bien que je n’aime pas ce terme) on peut solliciter le public (on veillera cependant à ce que cela ne tourne pas trop au concours de popularité). En mixte, on peut également partir du principe que le Robinson donne le point à son équipe. Variantes Une des variantes que j’ai utilisé et qui a toujours bien fonctionné consistait de plus à diminuer le temps à chaque redite de l’improvisation comme dans une dégressive.

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Comment devenir arbitre d’impro ?

Comment devient on arbitre d’impro ? C’est la question à laquelle j’ai eu à répondre à l’issu du Premier Open d’Improvisation de Neuvecelle (74) dans lequel j’officiais justement en tant qu’arbitre. A quoi sert l’arbitre ? De mon point de vue l’arbitre ce n’est pas le méchant en noir qui siffle des fautes et distribue des pénalités. L’arbitre d’improvisation se rapproche du metteur en scène de théâtre. C’est lui qui grâce aux thèmes, aux catégories et surtout à l’enchaînement des deux va impulser le rythme d’une rencontre. L’arbitre se rapproche du metteur en scène dans le sens où il va chercher à mettre en valeur les comédiens. En spectacle il va veiller à ce que la rencontre ne soit pas trop déséquilibrée. Il va être attentif aux fautes commises par les comédiens, non pas pour les sanctionner mais dans l’objectif de recalibrer la rencontre en permanence. Lorsque j’arbitre je me positionne en “super-coach” et j’utilise le temps entre deux improvisations pour recadrer (si nécessaire) une équipe ou un comédien. Cela peut aller d’un conseil simple : parler plus fort , à des notions plus techniques : prendre le temps de poser son improvisation. L’arbitre est là pour servir le jeu avant tout. Devenir arbitre … Devenir arbitre demande a minima une bonne lecture du jeu et donc un peu d’expérience en improvisation. Pour autant un débutant peut tout à fait suivre un stage d’arbitrage dans le but justement de développer sa lecture du jeu. Apprendre à déceler les fautes chez l’autre  est un bon moyen pour limiter les siennes. Au-delà de la classification des fautes et des signes d’arbitrage correspondant (que l’on peut trouver facilement sur internet), un stage d’arbitre c’est aussi un moment pour appréhender le rythme d’un match. Un stage permet d’approfondir sa connaissance de certaines catégories et de leur impact auprès du public. Idéalement on peut coupler un stage d’arbitre à un stage de maître de cérémonie tant l’alchimie entre ses deux rôles est prépondérante. Pour votre prochaine session de formation, n’hésitez pas à me contacter 😉

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