Et Stanislavski tweeta.

C’est une belle initiative que celle de Mélina Kéloufi qui nous (re)partage sa relecture de la Formation de l’acteur de Stanislavski. Sur son fil Twitter, Mélina partage ses notes de lecture de cet ouvrage. La méthode Stanislavski a donné naissance à la célèbre école Actor Studio. Sa méthode tournait autour du “comment être vrai sur scène”, “comment retrouver l’émotion” dans un schéma sensation, émotion, réaction. Stanislasvki rappelait que ce qu’il enseignait lui-même n’était pas à apprendre par cœur mais bien à dépasser en permanence. Son enseignement se retrouve dans deux ouvrages La Formation de l’acteur ou il insiste sur l’intériorité du personnage et la Construction du personnage qui aborde l’extériorité du personnage. Ces deux ouvrages sont des références dans le jeu cinématographique, théâtrale et donc par conséquent en impro aussi. Si vous ne connaissez pas Stanislavski, l’initiative de Mélina vous permettre de le découvrir et je l’espère de vous donner envie de lire ses ouvrages. “Le mot «si» agit tel un levier, pour nous faire accéder du monde réel au domaine de l’imagination.” #LFDLA — Mélina Kéloufi (@Ameriquebecoise) 28 Janvier 2015 “C’est dans les circonstances mêmes de l’action qu’il faut trouver un motif.” #LFDLA — Mélina Kéloufi (@Ameriquebecoise) 28 Janvier 2015 Vous pouvez suivre Mélina sur son fil twitter et sur son blog consacré à la place de la femme dans le théâtre https://theatrices.wordpress.com/

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La sélection du coach

J’aime ce moment où j’annonce la composition de l’équipe qui va jouer le prochain match. J’aime ce moment car j’aime voir les yeux des joueurs qui brillent en disant “j’espère que je vais jouer”. J’aime ce moment parce que quand j’ai commencé, faire une sélection c’était essayer de convaincre untel de jouer parce que sinon nous ne serons pas six.  J’aime ce moment car il ne présente aucun autre enjeu que celui de savoir si on va avoir le plaisir de jouer. La sélection ce n’est pas une récompense pour les efforts fournis à l’entraînement et les performances obtenues toute l’année. Ce n’est pas pour moi non plus l’alignement d’une équipe type avec des titulaires indiscutables et des joueurs condamnés à cirer le banc des spectateurs. Dès lors qu’un joueur a suffisamment de bases pour pouvoir jouer, il peut alors jouer n’importe quel match. Le rôle du sélectionneur c’est de composer une équipe équilibrée avec des hommes, des femmes, des débutants et des confirmés. Il n’y a pas de ligue des champions à gagner, pas d’autres enjeux que de se faire plaisir. Dès lors pourquoi devrions nous faire une équipe A qui jouerait les matchs “prestigieux” et une équipe B qui jouerait les autres matchs ? Comment peut-on faire de l’impro si on est pas apte à intégrer un joueur débutant dans l’équipe sous prétexte qu’il débute ? Faire une sélection, c’est rappeler aussi les principes de base de l’impro : écoute, accepte et construits.

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Comment choisir ses thèmes d’impro ? 

Les joueurs le savent, l’arbitre est vraiment le rouage essentiel du match d’improvisation. Il est d’ailleurs parfois appelé, Maître du Jeu ce qui révèle son emprise sur le bon déroulement de la soirée. C’est pourquoi il doit apporter un soin tout particulier au choix des thèmes et des catégories qu’il va faire jouer dans la soirée. Plusieurs éléments guident mes choix de thèmes. Le type de spectacle Entre un match, une soirée catch, une démonstration à la cafétéria du coin et la finale des championnats du monde, il me semble évident que l’on ne va pas procéder de la même manière. Si vous avez à faire à un public de connaisseurs (ou de supposés connaisseurs) ou de néophytes là aussi, il va falloir privilégier certaines catégories. Typiquement quand je pars en terre inconnue (face à un public qui n’a jamais vu d’impro par exemple), je sélectionne beaucoup de catégories simples à comprendre et avec un effet garanti en début de soirée (abécédaire, zones d’émotions, ça mérite une chanson…). Cela permet de mieux faire prendre la mayonnaise et d’aborder des catégories éventuellement plus complexes en deuxième partie de spectacle. Enfin dans un match entre deux équipes, j’aime envoyer une présélections des catégories pour vérifier que les deux équipes les connaissent, ou à défaut qu’elles auront un peu de temps pour les travailler. Un méta-thème En ce qui me concerne, j’aime bien donner un fil conducteur au spectacle, en faisant en sorte que les trois-quarts des thèmes cartons soient en rapport avec ce thème global. Je dois arbitrer prochainement un match le soir de la St-Valentin, le thème général est évidemment tout trouvé…Je ne fais pas de ce point, un élément incontournable. Ensuite, je fais un premier jet dans les catégories que j’ai envie de placer. J’essaie d’être “innovant” dans le choix des catégories en me référant aux catégories précédemment utilisées pour faire “tourner”. Bien entendu, l’objectif n’est pas de créer un roulement artificiel mais bien d’éviter de s’enfermer dans une sélection attendue de catégories. Grosso-modo je prépare un cocktail avec un tiers des improvisations en comparée et également un tiers de catégories

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On se fait un match ?

On se fait un match ? Telle est la promesse que se font souvent deux équipes d’improvisation pour avoir le plaisir de se rencontrer. Si dans d’autres disciplines sportives cette question serait relativement claire, en improvisation force est de constater que le terme “match” ne répond pas à la même définition. Fixer les règles ? Une des choses qui m’étonne le plus lorsqu’il s’agît d’un match avec une autre équipe est la question du format. Vous jouez selon quel format ? J’aurais tendance à dire que s’agissant d’une rencontre unique le format serait celui d’un match “amical”, pas de trophée à soulever, pas de championnat à gagner, un match juste pour le plaisir (que l’on ne s’y trompe pas on prend aussi du plaisir dans un championnat). Pour autant un lot de questions déferle quasi inévitablement. Combien de joueurs par équipes ? Vous faîtes les hymnes ? Vous jouez avec ou sans coach ? Pour en finir avec genre de questions qui ne devraient pas avoir lieu, suivons les règles décrites dans l’excellent site ressource autour du match d’improvisation. En plus ce sont les règles de la LNI ! Oui mais On a pas trois filles, on vient de loin et sept personnes cela fait deux voitures etc…Effectivement ce n’est pas toujours facile d’avoir ces critères réunis et je ne parle même pas de la patinoire.Et bien si on joue à 5 contre 5 , n’appelons pas cela un match, mais une rencontre. Oui c’est jouer sur les mots mais si je pouvais éviter d’expliquer à chaque fois que “pour moi” un match c’est 6 joueurs avec un coach et qu’on joue les hymnes et bien cela serait plus simple. Quand on joue un match de basket à Antibes ou à Brest, les règles ne changent pas. Pourquoi devrait il en être autrement pour l’impro ?

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Impro et n’importe quoi

Quand on se retrouve pris au dépourvu, on improvise.  Dans le langage courant “improviser” c’est faire n’importe quoi. Récemment j’ai eu à faire avec une personne qui voulait improviser une séance d’improvisation. Âmes sensibles s’abstenir.. Impro free style Ceci n’est pas une fiction. Je suis animatrice BAFA en formation, je souhaite réaliser  une séquence de théâtre d’improvisation. Je n’ai jamais fait de théâtre d’improvisation (ni de théâtre du reste), je n’ai  pas vu un spectacle de théâtre d’improvisation depuis un an (et encore dans un lieu dont même moi j’ignorais l’existence, le tout dans ma propre ville ndlr). Je vais animer cette séquence en direction d’enfants de six-sept ans. Pour la concevoir, je vais me documenter sur internet et piocher des éléments dans un site qui me présente la méthode Stanislavski (très bon site au passage). Ma séquence est à présenter demain. Un D.E. Impro J’ai essayé de faire ce que j’ai pu pour la dissuader de présenter une séquence dans une discipline qu’elle ne maîtrisait pas. Je lui ai expliqué qu’au sein de notre collectif d’improvisateurs, nous ne faisions pas d’atelier pour des enfants de moins de huit ans et qu’il y avait une bonne raison. Je lui ai dit que la méthode Stanilavski était super mais que ce n’était pas en deux heures qu’on en faisait le tour et qu’à titre personnel, je n’étais même pas sur d’en avoir saisi correctement l’essence. Cela n’a pas fonctionné. Je suis allé voir son formateur BAFA (brevet pour être animateur de centres de loisirs) pour lui dire toutes les réserves que j’avais quant à cautionner la démarche de cette stagiaire, il m’a répondu qu’il n’y avait pas de Diplôme d’État d’Improvisation. C’est vrai, mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi. Encore moins quant on a à dix mètres de soi des personnes ressources, qui a défaut d’avoir un diplôme d’état, ont quelques années d’expérience dans cette discipline. Mais bon, au final, la petite s’est bien débrouillée paraît il.  Elle est revenue me voir par la suite. Et on a parlé d’objectifs pédagogiques, de séquences, de public…bref on a

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