Retour sur les rencontres d’autrans

Du 10 au 13 janvier j’ai participé aux rencontres d’Autrans. J’ai beaucoup voyagé dans ces trois jours entre les ateliers Médiation Numérique et éducation 3.0. J’attendais avec une certaine impatience la présentation du Livre Blanc sur la Médiation Numérique qui faisait suite aux Assises de Corse sur la Médiation Numérique. Open data ? Pour ma part, je n’ai pas apporté de commentaires sur le livre blanc comme cela était proposé jusqu’au 23 janvier. La première chose que je regrette c’est que tout cela manque de transparence. J’ai le sentiment que la rédaction de ce livre blanc a été confiée à une personne, en l’occurence Philippe Cazeneuve. Quand on cherche à trouver le donneur d’ordre, c’est un peu plus confus, mais j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de la Collectivité de Corse. Dès lors, je me suis interrogé sur la nature de l’ouvrage. En me rendant sur l’ouvrage à commenter, je constate que la première partie reprend des éléments de la conférence introductive de Philippe Cazeneuve ainsi qu’une synthèse des ateliers. Ce livre blanc apparaît comme un journal de bord de ce qu’il s’est passé en Corse. N’ayant pas pu participer à ces assises de la médiation numérique, je ne vais pas apporter de commentaires sur la fidélité de la retranscription. Vous avez demandé un médiateur numérique ? Ce qui m’ennuie le plus finalement, c’est l’utilisation qui va être faite de cet ouvrage. Quelle en est sa finalité ?  De ce que j’ai compris, il devrait être diffusé à grande échelle en particulier aux élus.  La date n’est pas encore arrêtée mais ce qu’il me semble amusant de constater c’est que Michel Briand a fait lancé un appel lors des rencontres d’Autrans pour le moins surprenant. A l’occasion du forum des usages coopératifs qui aura lieu à Brest en Juillet, Michel Briand cherche à dresser le portrait de Médiateurs Numériques pour savoir qui ils sont et ce qu’ils font. En d’autres mots, on définit un concepts (ici la médiation numérique) et ensuite on cherche à savoir s’il y a des gens qui collent à ce concept. Les quelques personnes qui se revendiquent

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Une année numérique

L’année qui vient de s’écouler aura été celle de la naissance de la médiation numérique, concrétisée notamment par les assises de la médiation numérique à Ajaccio mais aussi par les rencontres d’Autrans en début de ce mois de janvier. Si les avis divergent sur la définition de la médiation numérique, il y a cependant consensus pour affirmer que l’éducation aux outils et enjeux du numérique est une priorité. Une démarche de territoire J’entends par “médiation numérique”, les processus ou dispositifs qui utilisent le numérique comme outil ou levier. Le numérique n’est, à mon sens, pas une fin en soit mais un moyen. Le rôle du médiateur numérique est de proposer les outils numériques qui vont permettre à un projet de mieux se réaliser. Le numérique devrait être inscrit de fait dans tous les projets de l’action sociale. L’utilisation des outils numériques impliquent des compétences techniques d’une part, mais aussi et surtout une nouvelle approche dans la méthodologie de travail. Le médiateur numérique est celui qui s’inscrit dans cette démarche d’intelligence collective en apportant un outil dont la transversalité va favoriser le travail en réseau. Il est ainsi le trait d’union entre les différents acteurs d’un projet et utilise le numérique dans le but de bonifier le projet. C’est ainsi que je définirais le rôle du médiateur numérique en paraphrasant l’étymologie du terme. Un outil de cohésion sociale Le numérique est omniprésent dans notre société. A titre d’exemple nous avons échangés plus d’un milliard de sms dans la nuit du 31 décembre ! Ne pas se servir du numérique c’est être en marge de la société. C’est pour cela que le médiateur numérique, agent de cohésion sociale, doit focaliser son attention sur les publics éloignés.Le défi du médiateur est d’accompagner la société dans sa mutation. La “révolution numérique” est à mon sens la manifestation de cette évolution. Un défi de société La médiation numérique ne semble être qu’une affaire de professionnels. Les propositions des candidats à l’élection présidentielle font peu référence à cette préoccupation. Le numérique est avant tout abordé sous l’aspect économique. Les instances représentatives nationales, comme le Conseil National

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Les absents du net

Ils ne sont pas des oubliés de la révolution numérique. Ils ne sont pas des symboles de la fracture numérique.  Ils ont décidés de ne pas être présents sur internet. C est un choix de leur part. Pour autant, bien qu étant volontairement absents de ce réseau, ils ont une idée de ce à quoi il doit ressembler.Ils ont en charge le monde de la jeunesse et sont directeurs de collèges, lycée, maisons de jeunes…et autant ils sont absents des mondes numériques autant ils ont une idée assez particulière de ces univers. Du digital natif au digital naïf Ils véhiculent l’idée que les jeunes sont des surdoués des mondes numériques. Les digiborigènes connaissent tout du fonctionnement des outils et univers numériques et cette connaissance est innée. Pour autant, combien d’élèves de terminale sont en capacité d’ envoyer une pièce jointe par mail en copie carbone invisible à un tiers ? Combien d autres sont en capacité d’expliquer ce qu’est internet ? Qui a déjà lu les conditions générales d’utilisation de Facebook ? Comment expliquer la levée de boucliers des internautes envers Hadopi ? Qu’est ce quel open data. ? la géolocalisation ? Non, nos jeunes ne connaissent pas le monde dans lequel ils évoluent. Et oui c est bien à nous, adultes, de leur apprendre. Nous ne pouvons pas nous contenter de pointer du doigt les lacunes d’un élève de 10 ans et rester sur le mode déclaratif “il ne sait pas faire, il n’a pas conscience de…” et dans le même temps rester passifs devant cette lacune. Se former pour mieux former Dans de nombreux collèges, on me fait part de supposées pratiques numériques des jeunes qui ne vont que dans le sens de la stigmatisation. Et c’est cette angle de vue bien étroit qui mène ces collèges à faire appel à des associations surfant sur les peurs du web. On pourra se référer aux articles d’OWNI sur le sujet dont “Peurs sur le Web” et je partage l’avis de ceux qui trouvent ces présentations anxyogènes n’offrant pas une vision constructive d’internet.Pour passer ce stade de la peur, il

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On a sauvé maryvette

La victoire des réseaux sociaux L’histoire est digne d’un mauvais téléfilm américain. Les réseaux sociaux ont sauvé Maryvette. Maryvette c’est cette employée lambda d’une grande chaîne de distribution menacée de licenciement pour avoir “volé” un ticket de caisse. L’ histoire aurait peut être fait l’objet d’ une brève dans un quotidien de la presse locale, mais au lieu de cela elle c’est retrouvée en tête des trending topics deTwitter, offrant là un bad buzz d un million pour un ticket à un euro selon la formule de Maître Eolas, l’avocat 2.0. Pendant plusieurs jours la page Facebook de cette enseigne a essuyé des déluges de commentaires indignés de milliers  d’internautes scandalisés par les intentions de cette enseigne. Tant est si bien je la grande enseigne en question à fait marche arrière et que Maryvette (prénom d’ emprunt) ne sera pas licenciée pour cet odieux méfait. Victoire du web ? Les nouveaux champs de batailles ? Pas si sur. L’internaute semble capable de s’emparer des réseaux sociaux pour s’impliquer dans une cause, mais paraît peu enclin à les utiliser pour militer. Internet paraît être le dernier lieu public de protestation à la mode, protestation et non mobilisation. Que cela soit pour son association, pour ses idées politiques, l’internaute se saisit peu de la caisse de résonance offerte par le médias sociaux. En matière , j y vois pour ma part un manque d’ éducation aux outils et aux usages du web. Combien d internautes sont capables d’ouvrir un blog, de créer un compte twitter ou d’alimenter un tumblr pour véhiculer leurs idees et opinions ?Combien d’entre eux vont se servir de l’outil pour alimenter leur réflexion personnelle en cette année électorale qui va s’ouvrir ? Pourquoi les associations 1901 sont si peu présentes dans e web 2.0? Peut-être parce que l’internaute n à pas intègré  la dimension sociale des nouvelles technologies et que le web 2.0 dit web social, n’est social que pour une minorité . Il appartient vraisemblablement au médiateur numérique d’ accompagner l’usager dans cette approche socale des nouvelles technologies en proposant par exemple aux associations d investir le

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