Quand nos données font leurs deniers

L’actualité récente liée au “Celebgate” (pour mémoire le vol de photos coquines de plusieurs célébrités) est riche de plusieurs enseignements. Les stars victimes de ce vol sont des digiborigènes. Agées de vingt ans, elles sont nées avec la génération internet et smartphone et force est de constater que cela ne les a pas spécialement rendues plus compétentes dans les mondes numériques. Si au moins cette affaire pouvait balayer l’idée que parce qu’on a vingt cinq ans on est forcément à l’aise avec les réseaux sociaux et les univers numériques cela serait pas mal. Mais quels sont les éléments qu’elles auraient pu apprendre autrement qu’à leurs dépends ?

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Les VRAIS dangers du web

Le ministre de l’éducation nationale a fait le point sur sa stratégie “école numérique”, l’occasion est ainsi donnée d’aborder grâce au point 6 de cette stratégie un thème qui m’est cher : celui des “Vrais” dangers du web. Dans le billet précédent je faisais part du décalage entre la commande institutionnelle et les attentes des élèves sur cette notion de dangers du web. Il est à noter que le terme de “médiateur” prend tout sons sens dans ce contexte tant les demandes sont éloignées. Pour autant, ni l’une, ni l’autre n’aborde la question de ces dangers telle que je l’entends en tant que professionnel. Dans son discours à la Gaiété Lyrique, le ministre a affirmé en préambule : “nous préparons nos élèves à devenir des citoyens actifs” et en ce sens, a relancé  l’éducation aux médias.

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Le fossé éducatif numérique

Quand je fais des interventions dans les établissements scolaires, ma plus grande difficulté est liée aux écarts entre la commande institutionnelle et la demande du terrain.  En règle générale, l’institution se pose comme “ignorante” des mondes numériques et me contacte en ma qualité “d’expert” pour sensibiliser les élèves aux dangers du web.

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Peut on éduquer au numérique ?

Il y a quelques jours, je participais à une rencontre avec des professeurs de collège quand l’un d’eux me demanda si je pouvais faire une présentation sur les réseaux sociaux. Assez naturellement je lui ai demandé ce qu’il entendait par là. « Dans le Collège, nous avons des soucis liés à l’utilisation des réseaux sociaux, il y a des bagarres qui ont lieu dans la cour d’école à cause des réseaux sociaux, et surtout de Facebook. Le Collège aimerait que tu expliques aux jeunes qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi, dire n’importe quoi sur Facebook. » Je me questionne sérieusement sur la capacité des adultes qui interviennent dans un Collège à vivre dans notre monde. Comment se fait il que des professeurs ne se sentent pas armés au point de devoir faire appel à un « expert » (je cite) pour évoquer ce genre de problèmes. Quel est le problème au fait ? A bien regarder, il me semble que le problème n’est à la base qu’un problème d’apprentissage de la vie en société. Ce genre de problème chez un collégien, ne me semble en rien extraordinaire. Si deux jeunes s’insultent dans la rue et se bagarrent ensuite dans la cour, va-t-on chercher un éducateur de rue pour faire un laïus sur ce qu’il ne faut pas faire dans la rue ? A priori, non. De cet angle là, je ne vois pas ce que je vais bien pouvoir leur raconter aux jeunes : « Attention, ne vous insultez pas sur Facebook, c’est pas bien ». Éduquer au numérique, ce n’est pas ça, en tout cas ce n’est pas ma conception des choses. Quelle est la solution ? Le plus ennuyeux dans cette histoire est finalement la solution envisagée à l’origine par l’établissement : faire appel à une association de lutte contre la pédopornographie sur internet pour sensibiliser les élèves de quatrième aux dangers sur internet. Passons sur le fait que la dite association n’intervienne plus en France et que de surcroît elle est fortement décriée, y compris dans le milieu enseignant. Comment passe t-on d’un problème mineur (des insultes dans la cour) à une solution aussi radicale ? Là encore, un

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La Page Spotted des Médiateurs Numériques

“O toi la jolie Médiatrice Numérique qui a animé le Diaspora Camp, sache que si tu veux recommencer, je te suivrais..” Le phénomène “spotted”  consiste à déclarer sa flamme à un inconnu de manière anonyme à travers un compte lui même anonyme. 90% du temps les messages laissés par les jeunes sont plutôt fleur bleue, mais parfois cela dérape et ce sont les dérapages qui inquiètent la communauté éducative (voir cet article du cafépédagogique).

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