La médiation numérique au service d’un territoire

Mediation on Molecular LevelLa médiation numérique se pense au niveau d’un territoire. Elle met en lien des personnes (morales ou physiques) et des lieux de médiation. Beaucoup d’acteurs ont la volonté de faire de la médiation numérique. Le médiateur, lui a pour rôle de transformer ces essais en coup de maître.

La médiation numérique un enjeu à la portée de tous ?

La première étape du processus est de faire prendre conscience à tous que l’éducation aux usages numériques est un enjeu de société majeur. La première difficulté consiste donc à sensibiliser “tout le monde”.  Le rôle du médiateur numérique est d’être à la pointe de cette sensibilisation. En théorie, un médiateur numérique doit avoir une très bonne culture numérique.  Savoir créer un compte Twitter est à la portée de tous, manipuler un smartphone aussi; comprendre le modèle socio-économique de l’outil et les enjeux éducatifs qui y sont liés sont du domaines de la médiation numérique. Ce n’est pas en passant un clip de 2 minutes et 30 secondes sur le label pur que l’on explique ce qu’est le droit d’auteur.

La pollinisation numérique

L’erreur à ne pas commettre serait de ne se considérer ou de se faire considérer comme seul capable. L’objectif du médiateur est d’essaimer une culture numérique à l’échelle de son territoire. Pour se faire, il peut s’appuyer sur des vents portants qui lui sont favorables. L’éducation au numérique est inscrite dans les programmes scolaires.  L’éducation nationale va être naturellement le premier lieu vers lequel se tourner. Problème, l’éducation nationale c’est Fort Alamo. Heureusement si l’institution en elle même reste très hermétique, les correspondants TICE sont des personnes ressources sur lesquels s’appuyer. Ceux-ci interviennent au niveau primaire et utilisent les mêmes outils de sensibilisation que le médiateur numérique. Il semblera évident qu’on ne peut sensibiliser les enfants sans informer les parents, et pour ce public là, le médiateur numérique prend le relais du correspondant TICE. Qui dit parents, dit réseaux d’aide à l’éducation à la parentalité, dit compétence du Conseil général et/ou de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale…

Tous au numérique ?

Ils sont nombreux à s’intéresser à cette question des usages du numérique. Ils sont parents, instituteurs, infirmiers scolaires, conseillers principaux d’éducation, éducateurs spécialisés, animateurs jeunesses….Ils cherchent une personne vers qui se tourner. Cela doit être le médiateur numérique. Ils auront besoin d’un lieu dédié à cette médiation. Cela peut-être une salle de classe, un centre de loisirs, un amphithéâtre, un appartement. Leur demande est relativement simple : mieux comprendre les enjeux  liés aux usages du numérique.  Le médiateur numérique, doit au sein de son territoire, être au cœur du dispositif qui va favoriser cette dynamique.

 

Qui fait l’info sur le net ?

News Stand @ Beijing City
Il y a quelques semaines de cela dans le cadre de la semaine des médias à l’école, la question posée était : qui fait l’info ?  S’il n’est pas toujours facile de savoir qui fait l’info, par contre il est certain que l’info se fait sur internet.

Le twitter buzz

Twitter semble s’imposer de plus en plus comme le média du temps réel.  Cela est surement du à la simplicité d’utilisation du service et à l’audience qui peut être générée par un bon message. Cette montée en puissance de Twitter n’est pas sans poser quelques soucis notamment aux médias traditionnels. Comment le journaliste doit-il se comporter vis à vis de cet outil ? Peut-il diffuser de l’information sur Twitter au risque de ne pas garder l’exclusivité pour son média ? Peut il citer Twitter comme source au risque que certaines informations ne soient pas données par des journalistes mais par des citoyens ordinaires ? Comment peut-il alimenter un compte Twitter, sachant que chacun des ses gazouillis peut être repris (retweeté devrais-je dire) ou sera considéré comme une information fiable ?

L’avis du CSA

Quand les journalistes se posent des questions sur l’évolution, il y a plusieurs façons de répondre. La réponse du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, vient nous plonger tout droit dans la quatrième dimension. Pour se faire une idée plus précise des conséquences de cette décision il convient de se reporter au billet de Jean Christophe Dupuis-Rémond sur son blog (auquel la syndication est vivement recommandée). Quelques jours plus tôt, en pleine tourment #DSK c’est canal Plus qui s’illustrait en interdisant à ses journalistes de twitter alors que ceux-ci se servaient de Twitter pour informer. Le fameux web 2.0, ou web social en portant tous les internautes en qualité de contributeurs a fait de chacun d’entre nous une source d’information. De fait le métier de journaliste évolue et les “indics” des séries noires deviennent des “twittos”. Le journaliste se mue ainsi en manager de communauté virtuelle, à défaut de faire l’info, c’est lui qui en atteste et en vérifie la qualité.

En ce qui me concerne, je vous invite à poursuivre la conversation sur mon compte twitter @emediateur