Faut-il publier des photos d’enfants sur Internet ?

Qui n’a pas vu défiler sur son mur d’actualités des photos d’enfants (parfois pas encore nés) dans toutes les situations possibles et inimaginables ? Que deviennent ces photos une fois en ligne ? Quel impact ces photos peuvent elles avoir sur la construction identitaire de l’enfant ? A quel âge peut on associer l’enfant à la publication de sa propre photo ? Telles sont quelques unes des questions qui peuvent être abordées au sein d’un C@fé parentalité sur ce thème, sans oublier bien entendu toutes les questions que se posent les parents sur ce sujet…Deux heures pour échanger entre parents des usages numériques de nos enfants sous la supervision bienveillante d’un expert en médiation numérique.

Un téléphone portable, à quel âge ?

A quel âge offrir un téléphone portable à son enfant ? Quels sont les différents types de forfaits pour les jeunes existant ? Quels sont les usages des smartphones des adolescents ? Comment les accompagner dans leurs usages numériques sur portables ? Telles sont quelques unes des questions qui peuvent être abordées au sein d’un C@fé parentalité sur ce thème, sans oublier bien entendu toutes les questions que se posent les parents sur ce sujet…Deux heures pour échanger entre parents des usages numériques de nos enfants sous la supervision bienveillante d’un expert en médiation numérique.

Kit d’organisation d’un C@fé des P@rents

 

Sydney Ken Wilber Reading Group

Au fil des ans j’ai mis en place plusieurs formats pour causer numérique avec les adultes relais dont le c@fé des p@rents. L’objectif de ce rendez-vous est relativement simple : créer un espace convivial de dialogues autour des mondes numériques. Chaque session nous abordons une thématique différente que nous étayons de nos expériences de Parents. Dans ce rendez-vous le plus important est de parler et d’échanger les points de vue. L’animateur est là pour collecter, disséquer, expliquer éventuellement mais dans tous les cas ne pas juger.

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Tiers Lieux et ruralité

IMG_0925Dans le cadre des rencontres Ruralitic qui se sont déroulées au Château de Vixouze j’ai été invité à participer à la table ronde concernant les Tiers Lieux. En premier lieu ce sont les questions d’accès au réseau qui ont dominé ces deux jours de rencontre. Il y a incontestablement un décalage entre les taux de couverture annoncés par les opérateurs et la perception qu’en ont les usagers. La vérité de Paris n’est pas celle du terrain….

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Coopération entre bibliothécaires et animateurs multimédia

affiche-anim-multi-et-biblio-4J’ai assisté ce jeudi 30 avril à une très belle journée d’étude appelée “Animateurs multimédia et bibliothécaires, une coopération en construction”. J’ai mis en ligne un “Storify” de cette journée à partir des tweets de quelques uns des participants.

Retour vers le futur

Le premier Espace Public Numérique a ouvert en 1995. En vingt ans la mission de ces Espaces Publics Numérique a considérablement évolué passant d’une accès à l’outil à un lieu de littératie numérique.Celle-ci consiste en «l’aptitude à comprendre et à utiliser le numérique dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses compétences et capacités» (OCDE, 2000). Au fil des années l’animateur multimédia est ainsi devenu médiateur numérique. En 2011 déjà j’écrivais un article sur cette évolution de posture. Quand j’ai crée ce blog, je me suis arrêté sur “médiateur numérique” je m’étais inspiré de la fonction de “médiateur du livre” des bibliothécaires. Par ailleurs, la définition de la médiation numérique donnée par Silvère Mercier fait d’ailleurs référence. D’une part car il s’agît à ma connaissance de la première définition du vocable et d’autre part parce qu’elle est donnée par un bibliothécaire (à relire sur le blog de Silvère Mercier). Cette définition peut complètement s’appliquer au champ des Espaces Publics Numériques. Pour autant en assistant à ces rencontres de Romans j’ai comme eu le sentiment que le rapprochement entre l’animation multimédia (ou médiation numérique) et les bibliothèques peinait à se faire.

Le blues de l’animateur multimédia.

L’animateur multimédia serait isolé, cherchant de la légitimité à sa présence et n’étant pas intégré à la médiathèque. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas bibliothécaire, qu’il ne gère pas de collection, qu’il n’a pas un DUT métier du livre (dans lequel on ne cause que très peu numérique de ce que j’ai compris), parce qu’il n’est pas dans le “moule”. Et pourtant c’est exactement pour cela qu’on l’embauche : pour sa capacité à être disruptif, pour sa capacité à animer des ateliers avec le public, à être innovant et à être transversal. Deux logiques de fonctionnement distinctes, d’une part la logique sillo de la bibliothèque organisée en départements, commissions et collections et celle de l’animateur multimédia qui vient mettre son grain de sable partout car le numérique est omniprésent. Un réflexe peut être trop présent celui consistant à se dédouaner de la “res numerica” de la part des bibliothécaires à l’arrivée d’un animateur multimédia. Quid alors de la continuité du service public ?

Et combien même l’animateur multimédia arriverait en terrain favorable il serait alors limité dans le champ des possibles par l’aspect matériel : réseau trop lent, filtré à outrance, ordinateurs trop vieux, charte d’utilisation inadaptée etc… Pour un peu on peut se demander si la coopération est souhaitable 🙂

Médiateur, Bibliothécaire, même combat

Qu’importe les outils, les freins et les réticences supposées ou réelles gardons à l’esprit que nos missions sont similaires !” Le bibliothécaire est un intermédiaire actif entre les usagers et les ressources offertes. La formation professionnelle et continue du bibliothécaire est indispensable pour assurer des services adéquats.Des programme d’assistance et de formation des utilisateurs doivent être fournis pour les aider à bénéficier de toutes les ressources.” (Manifeste de l’Unesco sur la bibliothèque publique). “L’animateur multimédia a pour mission de faire découvrir et partager les connaissances et les pratiques numériques pour faciliter l’accès de tous aux services et aux innovations de l’Internet et des Nouvelles Technologies de l’information et de la communication.  Il propose et accompagne des projets individuels et collectifs, avec un accueil adapté (enfants, seniors, demandeurs d’emploi, familles, associations, TPE, habitants, …) aux compétences recherchées (maîtrise des outils et de leurs usages citoyens, techniques, sociaux, économiques et culturels…)” (Portail des métiers de l’internet).

Ceci étant dit la coopération est une évidence. L’animateur mutimédia étant en quelque sorte un bibliothécaire spécialisé dans les domaines du numériques, l’idéal à terme étant que cette “spécificité” fasse partie intégrante du cursus du bibliothécaire multimédia.La question n’est donc plus de savoir s’il faut travailler ensemble mais comment le faire.

 

Action Innocence jette l’éponge

Action Innocence arrête ses actions de prévention en France pour motif économique. On notera que dans ce courrier, Action Innocence France suggère aux établissements scolaire de faire appel à d’autres organismes dont Calysto, qui est très décrié lui aussi (A lire par ailleurs cet article de Sabine Blanc sur owni). Quant aux interventions d’Action Innocence, elles n’ont pas toujours fait l’unanimité loin s’en faut comme en témoigne marc Serrand pour l’Express.

Comme l’indique Michel Guillou sur son blog il y a deux manières d’aborder la présence des jeunes sur Internet, l’éducation aux mondes numériques étant la porte d’entrée à privilégier. Dans cette perspective, les Espaces Publics Numériques devraient s’associer voir impulser des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires sur les mondes numériques.

Un grand merci à l’ADEP74 de m’avoir signalé cette ressource

 

 

L’EPN un acteur du numérique ?

Ce jeudi 22 novembre Renaissance Numérique a animé une série de débats participatifs réunissant 400 acteurs du numérique autour de la question : le numérique pour sortir de la crise. Ce qui m’a intrigué dans cette rencontre (comme dans d’autres rencontres du même acabit) c’est l’absence des Espaces Publics Numériques. D’où une interrogation simple : les Espaces Publics Numériques peuvent ils être considérés comme des acteurs du numérique ? Question à laquelle je réponds bien évidemment oui.

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Pôle Emploi et l’accompagnement aux usages numériques

Entrée Chomeurs / Ingang Werklozen

Je voudrais par le biais de ce billet te remercier pour tous les usagers que tu m’envoies quotidiennement dans mon Espace Public Numérique. Il n’est pas un jour sans que quelqu’un n’arrive avec cette phrase magique “c’est Pôle Emploi qui m’envoie”. Il est vrai qu’à la vue de notre territoire commun, la probabilité qu’un usager de l’Espace Numérique n’arrive recommandé par nos soins dans ton agence n’est pas loin d’être nulle.

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Utilise : les usages ne s’inventent pas, ils se vivent.

tinker.it's simple USB sensor interfaceQuand un utilisateur m’interroge sur un service, il me questionne non seulement sur le fonctionnement du service en question mais aussi sur la pertinence du service. Il espère profiter de mon retour d’expérience pour intégrer ce service à ses usages, tout comme il souhaite profiter de mon “savoir-faire” pour découvrir de nouveaux usages. Il y a dans mon quotidien, un côté “bidouilleur”.

 

Testé pour vous

Le fait d’être utilisateur renforce la crédibilité du médiateur numérique, d’autant plus avec les digiborigènes. Intronises par les adultes dans une position d’omniscients du numérique, j’ai remarqué que les jeunes internautes accordaient de l’intérêt à mes propos par ce que je savais faire. Dans une salle de classe, une séance de sensibilisation aux usages numériques se transforme souvent en séance de morale. “Faîtes attention à ce que vous dîtes, ne téléchargez pas illégalement, vérifiez vos paramètres…etc;”. Or le digiborigène, comme tout bon adolescent qui se respecte, n’a pas vraiment envie qu’on lui fasse la morale sur ses pratiques numériques. D’autant qu’en réalité, il est plutôt sain de voir qu’un adolescent transgresse la règle et franchisse les limites. Par contre, notre digiborigène est prêt à comprendre. De toutes les interventions que j’ai faite en classe, les démonstrations par l’exemple ont toujours suscité l’intérêt.

La boîte à usages

Et si on répondait la traditionnelle demande de boite à outils en proposant une boîte à usage ? Qu’est ce qui est le plus important au final ? De savoir comment fonctionne Pinterest et Flickr ou de savoir à quoi ils pourraient nous servir… ? De plus en plus l’angle des usages est par ailleurs abordé dans les guides ressources : le web 2 au service de la recherche d’emplois, le logiciel libre pour les associations, les réseaux sociaux en contexte pédagogique etc…viennent en complément des traités d’informatique pour les nuls. Dès lors qu’on invite à réfléchir en termes d’usages, il est plus aisé ensuite de proposer des outils ad hoc.

Quand un usager souhaite envoyer par mail ses photos de randonnée, une des réponses possibles est de lui présenter un service de partage de photos en ligne comme Flickr par exemple.

Guide : montre les chemins

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Nombreux sont ceux qui s’accordent pour dire que le numérique change notre société, certains affirment que le numérique est également l’instrument du changement. le médiateur numérique de part son rôle de vigie des mondes numériques peut entrevoir les chemins possibles et peut également accompagner ce changement.

Du médiateur

Le médiateur est par définition celui qui règle les conflits entre deux (ou plus) protagonistes. Le médiateur numérique joue ce rôle mais entre deux type de société. La société que nous quittons et celle vers laquelle nous allons. Changer de paradigme, de société ne se fait pas sans conflit, sans levier de bouclier. Le médiateur numérique accompagne ce changement.

De la neutralité

Il me semble difficile de rester neutre dans le champ de la médiation numérique. Nombre d’activités font l’affaire de choix. Souvent, ceux-là même qui se positionnent sur la nécessité d’être neutres encouragent vivement le choix du logiciel libre. Or il me semble que préconiser le logiciel libre est en soit un acte militant. Certes l’utilisation de Libre Office ne fait pas de son utilisateur un apôtre du libre, mais elle permet au médiateur de présenter un autre chemin de société. Quand l’utilisateur va vouloir crée un compte de messagerie, il sera le plus souvent orienté vers un serveur de messagerie, rarement vers plusieurs. On oublie parfois que l’utilisateur n’est pas forcément un exclu du numérique, aussi quand le SIG de la commune va vouloir revoir sa cartographique, ne faudrait il pas s’assurer qu’ils connaissent Open Street map ?

Du numérique

Au delà des techniques, le médiateur va sur les usages. certes il apprend concrètement à créer son compte sur tel ou tel réseau social. Ce faisant, il guide l’utilisateur dans le champ des possibles du numérique pour utiliser au mieux les outils disponibles selon ses besoins.